
Je me baladais sur les internets, sur instagram précisemment et je croise la vidéo d'un mec qui fait écouter à son public une première suite de sons, puis une phrase, puis cette même suite de sons. Et apparemment le fonctionnement normal face à cela, c'est d'entendre la phrase dans la suite de son. Il explique que cette suite de son est issue de la phrase qui a été nettoyé de ce qui la rendait compréhensible, donc ce n'est pas une suite de son au hasard. Cependant certains cerveaux ne font pas le lien.
On parle alors de prédictivité, de "predictive coding", en gros le cerveau fonctionne en prédisant ce qui va se passer selon ce qui est déjà connu. Ici dans cet exemple concret, le fait d'avoir entendu la phrase va modifier la perception de la suite de sons issues de cette phrases, mais ça pourrait fonctionner avec des sons suffisamment proches, ici ce n'est pas le réel qui est perçu, mais ce qu'il y a de plus probable pour le système cognitif.
Et ça m'a amené personnellement à une prise de conscience qui m'a pas mal chamboulée. Parce que mon cerveau, il fait pas ça, rien n'a changé entre la première écoute et les multiples suivantes ensuite. Ce qui veut dire que mon cerveau perçois plus fidélement au réel, je suis vraisemblablement autiste, donc ce n'est pas étonnant finalement. Ceci dit c'est la première fois que la chose, l'écart d'avec le fonctionnement cérébral humain normal, adapté, est aussi claire pour moi. Ma perception est réellement différente.
Alors c'est pas nécessairement un fonctionnement uniquement présent chez l'autiste, apparemment ça peut se retrouver dans d'autres particularités cérébrales, il n'y a pas un cerveau type humain, il y a énormément de variations selon la génétique, l'environnement, les traumatismes, etc. Même si j'ai tendance à considérer la définition de l'autisme trop flou pour être une base solide de catégorisation, le jour où on saura définir clairement l'autisme avec des marqueurs physiologiques, ce sera beaucoup plus pertinent. Pour le moment on se base sur la visibilité de marqueurs perçus exterieurement, on a pas encore de diagnostique sur des éléments tel que le fonctionnement cérébral. C'est pour dire la catégorie est en construction et elle est pas forcément pertinente. Reste que c'est un marqueur connu de l'autisme, que le cerveau autiste n'arrive pas ou peu à utiliser ce mécanisme de prévisibilité. D'où j'imagine la logique assez froide, le manque de conformité au groupe, la fatigabilité extrême, etc.
Et en fait ça m'a amené à réfléchir sur toutes ces fois où j'ai perçu, un danger, une problématique et que le reste du groupe, des personnes concernées, étaient totalement incapable de comprendre ce que je ciblais.
Je vais prendre un exemple concret. A l'époque je fais du bénévolat, je suis dans le bureau d'une petite association contenue dans uen association beaucoup plus grande. Je suis secrétaire adjointe et donc je cotoîe beaucoup la secrétaire. Au début ça va et au bout d'un moment, je remarque qu'elle ne sait rien faire, elle va beaucoup proposer des idées mais ne les concrétisent pas, il faut faire le travail à sa place. On se retrouve à organiser une gros événement au nom de l'association plus grande, et moi j'ai du temps et même je suis engagée pour refondre le site de l'événement, ce qui me permet de valider un stage, donc je travaille plus que les autres sur ce sujet, notamment parce que l'organisation n'avance pas et que pour produire le site il me faut les éléments factuels de l'événement. Donc je deviens par la force des choses la référente de l'organisation. La secrétaire qui ne produit pas grand chose commence à me taper sur le système parce que elle prend des responsabilités qu'elle laisse en suspens. Ce n'est pas la seule d'ailleurs à faire cela, et donc j'essaie de gérer cela avec diplomatie, et en reprenant les sujets urgents à traiter. Ce que je fais donc avec la secrétaire, qui va me remercier car elle va mal et ça la soulage, mais ensuite va faire un scandale dans la discussion d'organisation où je viens d'ajouter les bénévoles intéressés pour participer le jour même. Cela et pendant les réunions du bureau, elle part dans tous les sens, elle fait perdre du temps etc, concrétement elle pourrit l'organisation, vraiment 😅
De tête, quand elle fait son scandale alors qu'elle m'a remercié un jour avant en privé, j'envoie un mail pour toutes les personnes du bureau, expliquant la situation, que ça devient vraiment compliqué pour moi de travailler correctment, je leur demande de l'aide. J'ai plus les détails en tête, mais en gros on me rétorque que c'est moi le problème 😶
Ensuite il y aura une escalde bizarre où elle va contacter les gens pour cracher sur moi et me contrer sur une position hypothétique de présidente pour la prochaine élection du bureau (dont j'en ai pas grand chose à faire, mais comme je suis la plus active et qu'au moment de la discussion personne ne veut reprendre le poste, ça peut, j'aurai eu plaisir à prendre ce rôle), alors que mon sujet à cette période c'est de bosser pour l'événement qu'on organise qui va donner une belle image de notre association régionale au sein de l'assocaition nationnale. Elle est obsédée par me contrer et se créer un relationnel de connivence avec celui qui reprednra le rôle de président.
Il y a des histoires d'égos etc, qui viennent impacter, mais ce qui m'a vraiment fait halluciner à l'époque, c'est que ces gens c'étaient tellement monter la tête sur moi que même ceux qui étaient éloigné du conflit, on fini par me décrire, lors d'une réunion de médiation, comme l'ancien président du bureau qui avait volé le groupe Facebook de l'assocaition pour le garder comme réseau personnel, et annulé des accords pour la salle qui servait pour les conférences organisés par l'assoce. Ils ont réussi à coller le récit du passé de l'assocaition sur ma personne, à partir de rien, à partir d'une personne qui avait besoin que je dégage pour pouvoir continuer à assouvir ses besoins dans le collectif.
Il y a aussi des choses des énergies là dedans, mais à mon sens les choses des énergies, en tout cas celles reliées aux humains sont conséquences de ce qui se passe dans les corps humains et particulièrement dans les cerveaux.
On s'éloigne un peu du sujet "predicitive coding" en apparence, mais pas tant. En creusant le sujet avec Grok, j'en suis venue à considérer que tout le comportement humain est cadré par le besoin du cerveau à maintenir le bien-être et à éviter la surprise, le cablage serait optimisé à cela, à être capable de prédire ce qui va se passer et à le vivre bien.
Le truc c'est que c'est très imparfait, et il y a des erreurs de prédiction du cerveau, et ça c'est très désagréable pour la personne. Comme le bien-être est un facteur important, le cerveau, le psychisme, va compenser comme il peut pour rétablir le bien-être : le déni, le mensonge rassurant, la fuite, la regression... Tout un tas de mécanismes de défenses psychiques face à une situation réelle qui elle ne sera pas modifiée par le mécanisme psychique. Et donc celui qui apporte l'information que la situation est différente que ce que le cerveau avait prédit ou comprit, est une menace. Dans la réalité, il est plutôt un élément salutaire, il faut avoir conscience du réel pour pouvoir agir convenablement, selon ses intérêts, mais dans la perceptions, c'est une menace pour l'équilibre personnel, même si à long terme cela serait bénéfique pour la personne ou le groupe. Et c'est un pattern que l'on voit partout, le réflexe humain quand il y a un problème qui est révélé, c'est de le cacher, le minimiser, le nier...
Ici dans mon exemple, la secrétaire, qui a un problème psychologique, et une sante compliquée, elle se sert du collectif bureau, pour nourrir ses besoins de sociabilité, de reconnaissance (mais c'est mon travail, elle ne fait que copier-coller ce que j'ai écrit et n'aura jamais tenue son rôle de secrétaire, par la suite ce sera le nouveau président qui va faire les communications qu'elle est sensée faire), aussi elle se décharge beaucoup, le fait de proposer des idées, sans jamais les concrétiser, c'est se décharger de ce qu'il y a d'encombrant dans sa tête. Cette place, relativement fausse vu qu'elle fout rien, c'est précieux pour elle personnellement. Par contre elle n'apporte pas grand chose au collectif et même au moment où je pose un stop, elle abîme le collectif (des bénévoles que j'ai réussi à motiver, ils arrivent dans le groupe de discussion et elle leur explose à la tronche, non seulement il fallait faire le travail à sa place mais en plus elle bousille mon travail à ce moment là). Cependant les autres qui n'ont pas suivi cela, ils ne sont pas au courant que c'est moi qui travaille pour deux, eux ils ont la visions des deux secrétaires qui s'entendent bien et travaillent ensemble. Pareil quand elle m'accuse publiquement de lui avoir voler son projet (qu'elle n'arrivait pas à faire avancer et qu'elle m'a remercié de récupérer...), les gens ne savent pas qu'elle était d'accord pour cette reprise. Donc leur petit cerveau a predictive coding, il part du principe qu'il n'y avait pas de problème et que c'est moi qui le crée. Et que cela les mets mal à l'aise et qu'il est moins couteux sur le moment de choisir de soutenir la secrétaire, qui en plus est venu se plaindre à eux en privé d'à quel point j'étais une horrible personne (tous n'ont pas bitché avec elle, mais certains oui) et pour celui qui avait besoin et envie de devenir président (il était en retard à la réunion ou la discussion c'était posée, il s'est positionné après mon positionnement), de le carresser dans le sens du poil, en lui disant à quel point il ferait un bon président qui serait alors bien soumis à sa volonté à elle et lui permettrait d'assouvir ses besoins.
Ici aussi, un élément de taille, donc quand moi je m'oppose à cette femme, parce que je perds patience et bienveillance face à son comportement, je deviens une menace pour son équilibre, et dans son cas, la menace est énorme parce qu'elle n'a pas de susbitut à ce collectif. Et là il y a une forme de transfert (dans mon sujet de prédilection, ce sont des fragments d'âme, voire des agrégats de type entités qui vont jouer dans ce transfert) sur celui qui veut être président (et qui était déjà en bagarre avec le président qui a volé le groupe FB de l'association par le passé). Moi dans le réel je ne suis pas un danger pour son projet de briller comme le président de l'association, je suis ok pour tenir le rôle, mais je m'en fou, c'est pas un sujet de bagarre à mon sens. Et pourtant lui, et d'autres, vont me percevoir comme une réédition du mec qui a trahi l'association par le passé, il n'y a rien en commun. Et la secrétaire va utiliser ça, je pense pas du tout que ce soit conscient, mais en gros elle est en mode survie, protection de ressource et je suis ce qui l'empêche d'atteindre ces ressources (en l'occurence moi, mon travail, mais ensuite aussi le collectif, si les gens comprennent qu'elle est toxique pour le groupe, elle risque de perdre le groupe, et à un moment je me suis positionnée comme refusant de continuer à travailler avec elle) et instinctivement, elle va trouver quels leviers pour que ceux qui ont une base permettant de me dépeindre comme la personne problématique, me considèrent ainsi. Ici avec le passif du mec et de l'ancien président, et le tranfert de la menace sur cette ressource "rôle de président", alors que la menace n'existe pas pour lui. A mon sens le predictive coding permet de rendre une menace hypothétique en menace perçue, par la manipulation, pas la croyance. Une fois le cerveau du monsieur persuadé que je suis une menace, il n'y a plus grand chose pour inverser la tendance.
Dans les expériences du type que j'ai vécu, parfois (et dans ma pratique des énergies il y a de ça parfois, de mettre des claques de réel pour un meilleur lendemain) les personnes ne sont plus capable de se voiler la face, en le déni n'est plus possible, croire les mensonges que le cerveau accepte pour garder l'équilibre du psychisme n'est plus possible, car le réel est devenu impossible à ignorer.
Je n'ai pas cela dans mon exemple cité, enfin je ne sais pas. Mais récemment j'ai vu une personne s'accrocher à une illusion par rapport à une personne de son entourage, hiérarchique la relation, cette personne était subordonnée. Et donc de s'accrocher à la vision qu'elle avait de l'autre, jusqu'à ce que l'autre la dégage, sans aucune considération, du collectif. Et là même alors il y a eu des tentatives de consolidations, de récupérations du statut, de recoller les morceaux de l'illusion.
Toujours en creusant avec Grok, mais j'ai souvenir de cette histoire de coût dans la psychologie évolutionniste, le fait que le coût d'un acte, d'une position, défini le comportement. Si le coût est trop élevé, alors ce ne sera pas fait. Ici donc le coût de regarder en face la perversion de sa hierarchie jusqu'à ce que le rejet de la part de cette hiérarchie soit complet, était bien trop conséquent, même en ayant des exemple concret d'abus et d'écart entre le dire et le faire. Perdre sa place, perdre l'illusion de construre quelque chose, confronter la hierarchie ensuite, c'est la suite logique, ou partir. Et pendant tout ce temps ou cette personne avait accès aux abus de l'autre en direct, cette personne continuait à poser le récit officiel. Là à mon sens ça crée une dissociation, une perversion chez celui qui découvre petit à petit les règles intrinsèques mensogères. C'est vraiment très couteux (en plus des implications énergétiques de parasitages par des âmes tourmentés coincés dans des agrégats illusoires ou en souffrance) de couper un truc pareil. Et possiblement sans le rejet de l'autre, cette personne y serait encore à raconter le récit mensonger, malgré les preuves concrétes que c'est un mensonge.
Et alors ce qui a été très flagrant, c'est que la souffrance de l'injustice, parce que c'est une injustice la manière dont cette personne a été jeté comme tant d'autres après avoir servit l'intéret de l'autre, eh bien cette souffrance là, elle permet de sorir de l'illusion, avec une tendance à y retourner, mais si la situation est suffisemment claire ou définitive, il n'y a pas d'autre choix que de regarder le réel en face.
Ce que je remarque aussi, c'est que cette vision du réel est difficile à tenir sur la longueur, les patterns de se raconter une histoire qui nous met confortable est toujours en train de revenir. Il faut sans arrêt prendre un temps de recul pour percevoir le réel tel qu'il est. Faire une paue pour regarder les éléments factuels passés pour ne pas retomber dans l'illusion confortable.
Dans ma pratique ce biais du cerveau, du comportement humain est une problèmatique majeur, j'arrive à avoir des avancées, des abandons de croyances érronées, des évolutions de paradigmes, mais les patterns dommeagables à long terme, reviennent encore et encore, et les gens sont heureux de les accueillir de nouveau, parce que c'est confortable, même si ça les détruit ou détruit leur environnement.
J'ai expérimenté tout ça, je suis restée dans une relation très toxique avec un homme qui me malmenait, qui se servait de moi quand il en avait envie, pour me laisser de côté quand il avait plus satisfaisant sur place. J'ai lutté entre 2 visions, le réel, et le fantasme. Sans savoir d'ailleurs avec exactitude ce qui était de l'ordre du réel. Y a des zones de flou, et certaines choses je n'aurais jamasi accès au factuel. Et ce qui m'a fait sortir de cela, c'est que j'ai fini dans un état tellement grave, que désormais je ne peux plus accepter les mensonges rassurant, ces mensonges, ces visions déformées du réel, me stressent, car j'ai vécu l'enfer à cause de ces mécanismes.
Je ne sais pas bien ce qu'il faut faire alors, nos cerveaux sont ce qu'ils sont, mais nos cerveaux nous nuissent, ou nuissent à l'ensemble et donc ça demande un cadre particulier, que ma pratique permet en partie. J'ignore exactement l'ampleur de l'impact dans le réel, j'ai vu des résultats, pas satisfaisant parce que c'est le pattern humain d'avoir une perception du réel déformée du réel et j'améliore encore et encore ce cadre dont le but est le bien-être à long terme dans un collectif global équilibré et juste.
Ici je suis assez perturbée, de me rendre compte que ce que je souhaite instaurer, c'est l'inverse de l'odre naturel, l'ordre naturel étant la prédation et la survie, et tout est bon pour survivre, il n'y a aucune justice dans le fonctionnement naturel des choses, aucun équilibre réel, juste des prédations qui se confrontent encore et encore. Toute cette vision d'un monde juste, que ce soit lié à des religions ou pas, c'est tellement éloigner du réel. La vie est particulièrement injuste.
Alors le cadre que j'avais choisi, c'est le Sreyas, j'utilise beaucoup des bouddhismes dans mon outils et alliés d'énergie, et le Sreyas c'est comme imposé comme cadre. Pour éviter que ma volonté ou mes mésaventures ne puissent trop influer sur mon travail (et j'ai regretter l'impact de ce que j'ai envoyé parfois avant d'avoir ce cadre, des choses que je n'avais pas prévu, pas sous cette forme, ni dans cette intensité, et disproportionné pour la personne qui se le prend, enfin ça je ne sais pas, mais de mon point de vue, c'était trop), pour avoir un garde fou car parfois je suis trop mélangée avec les tourmentés et je craque, je perds le contrôle, je les laisse m'utiliser un instant, et j'ai une grande puissance.